
M. Jean-Yves PERSIGAND, connu à RENNES pour ses engagements politiques au niveau rennais et départemental donne son point vue sur l'évolution du paysage politique départemental.
Il a adressé à notre think tank la copie du courrier adressé à notre Journal régional OUEST- FRANCE. Certains éléments ont dû être mis en [...] par notre quotidien, compte tenu de la grandeur du "pavé" proposé !
Il a adressé à notre think tank la copie du courrier adressé à notre Journal régional OUEST- FRANCE. Certains éléments ont dû être mis en [...] par notre quotidien, compte tenu de la grandeur du "pavé" proposé !
RENNES FORUM – A propos des sénatoriales 22 septembre 2008
De la part de Jean-Claude PERSIGAND, ancien délégué départemental de l’UDF et ancien conseiller municipal de Rennes (1983-1989 et 1995-2001)
CHRONIQUE D’UNE DÉBACLE ANNONCÉE…MERCI PIERRE MÉHAIGNERIE !
A un tel niveau d’échec toute posture qui tend à rejeter la faute sur « les autres » sans jamais se remettre en cause soi-même est inacceptable.
Ainsi le positionnement, sans doute ambigu, du seul sénateur sortant Philippe Nogrix et le changement du mode de scrutin ne sauraient suffire à expliquer et encore moins à justifier la débâcle de la droite départementale. (Ouest-France 22/09/08)
Alors à qui la faute ?
Celle ci-revient pour sa plus grande part à Pierre Méhaignerie et le résultat exécrable des sénatoriales ne résiste pas à l’analyse de l’histoire politique locale des dix dernières années.
Faute de s’être suffisamment battu en 1998 pour obtenir le leadership aux élections régionales, il a permis, à terme, le basculement à gauche de la Région Bretagne en 2004.
Préférant sans doute des destinées nationales à la défense des valeurs centristes
chères au cœur des bretons et que les socialistes se sont faussement appropriées,
Quand a-t-il fait entendre ou gagner ces valeurs qu’il prétend toujours incarner au sein du parti unique de droite qu’il appelait de ses vœux dès 2002 et à l’émergence duquel il a largement participé ?
Faute d’avoir préparé sa succession au Conseil Général d’Ille et Vilaine, il a créé les conditions de sa conquête par la gauche en 2004.
Faute de discernement et hors de toute consultation démocratique, il a fait le choix en 2007 d’un candidat sans expérience pour les municipales de Rennes. Chacun peut constater aujourd’hui le résultat de ce choix inconsidéré.
Faute de clairvoyance sur sa propre circonscription de député, il a été incapable de promouvoir à Cesson-Sévigné un front commun pour barrer la route au candidat socialiste.
Faute d’autorité, il n’a pas su maîtriser les manœuvres stupides des instances locales de son parti, l’UMP, grandement responsables de la défaite municipale à Bruz.
Enfin, qui a tergiversé pendant des mois avant d’assurer un soutien timide, pour ne pas dire à contre cœur, à la liste de qualité et d’union conduite par Dominique de Legge et Catherine Jacquemin.
Alors oui, le Secrétaire des jeunes UMP d’Ille et Vilaine a raison quand il déclare (Ouest-France 22/09/08) « Il est temps de mettre en place une politique de renouvellement des personnes et de positionnement stratégique… »
Il est à souhaiter que le Nouveau Centre, seul héritier crédible aujourd’hui des valeurs centristes, puisse rallier des hommes et des femmes de qualité.
Pour contrecarrer les choix politiques démagogiques et archaïques des socialistes, c’est dans le cadre d’alliances entre la droite et le centre droit, respectueuses de l’identité de chacun, et non dans le cadre délétère d’un parti unique, qu’il faut continuer à imaginer des propositions justes et novatrices, résolument inspirées de l’esprit de réforme et dont notre pays a tellement besoin.
De la part de Jean-Claude PERSIGAND, ancien délégué départemental de l’UDF et ancien conseiller municipal de Rennes (1983-1989 et 1995-2001)
CHRONIQUE D’UNE DÉBACLE ANNONCÉE…MERCI PIERRE MÉHAIGNERIE !
A un tel niveau d’échec toute posture qui tend à rejeter la faute sur « les autres » sans jamais se remettre en cause soi-même est inacceptable.
Ainsi le positionnement, sans doute ambigu, du seul sénateur sortant Philippe Nogrix et le changement du mode de scrutin ne sauraient suffire à expliquer et encore moins à justifier la débâcle de la droite départementale. (Ouest-France 22/09/08)
Alors à qui la faute ?
Celle ci-revient pour sa plus grande part à Pierre Méhaignerie et le résultat exécrable des sénatoriales ne résiste pas à l’analyse de l’histoire politique locale des dix dernières années.
Faute de s’être suffisamment battu en 1998 pour obtenir le leadership aux élections régionales, il a permis, à terme, le basculement à gauche de la Région Bretagne en 2004.
Préférant sans doute des destinées nationales à la défense des valeurs centristes
chères au cœur des bretons et que les socialistes se sont faussement appropriées,
Quand a-t-il fait entendre ou gagner ces valeurs qu’il prétend toujours incarner au sein du parti unique de droite qu’il appelait de ses vœux dès 2002 et à l’émergence duquel il a largement participé ?
Faute d’avoir préparé sa succession au Conseil Général d’Ille et Vilaine, il a créé les conditions de sa conquête par la gauche en 2004.
Faute de discernement et hors de toute consultation démocratique, il a fait le choix en 2007 d’un candidat sans expérience pour les municipales de Rennes. Chacun peut constater aujourd’hui le résultat de ce choix inconsidéré.
Faute de clairvoyance sur sa propre circonscription de député, il a été incapable de promouvoir à Cesson-Sévigné un front commun pour barrer la route au candidat socialiste.
Faute d’autorité, il n’a pas su maîtriser les manœuvres stupides des instances locales de son parti, l’UMP, grandement responsables de la défaite municipale à Bruz.
Enfin, qui a tergiversé pendant des mois avant d’assurer un soutien timide, pour ne pas dire à contre cœur, à la liste de qualité et d’union conduite par Dominique de Legge et Catherine Jacquemin.
Alors oui, le Secrétaire des jeunes UMP d’Ille et Vilaine a raison quand il déclare (Ouest-France 22/09/08) « Il est temps de mettre en place une politique de renouvellement des personnes et de positionnement stratégique… »
Il est à souhaiter que le Nouveau Centre, seul héritier crédible aujourd’hui des valeurs centristes, puisse rallier des hommes et des femmes de qualité.
Pour contrecarrer les choix politiques démagogiques et archaïques des socialistes, c’est dans le cadre d’alliances entre la droite et le centre droit, respectueuses de l’identité de chacun, et non dans le cadre délétère d’un parti unique, qu’il faut continuer à imaginer des propositions justes et novatrices, résolument inspirées de l’esprit de réforme et dont notre pays a tellement besoin.